Un olivier plateaux est un olivier (Olea europaea) dont la ramure a été sculptée en étages horizontaux de feuillage, souvent appelés nuages, posés sur un tronc vieilli et tortueux. On le trouve en pépinière à partir d’environ 450 à 600 € pour un sujet de 1,25 à 1,50 m en pot, et autour de 1 000 à 1 500 € pour un arbre de 2 m au tronc épais. Il demande un sol très drainant, une exposition plein soleil et deux tailles d’entretien légères par an. Bien installé, il traverse sans dommage la plupart des hivers français hors zones de montagne.
- Forme : olivier conduit en plateaux superposés, travaillé pendant 10 à 30 ans en pépinière, le plus souvent en Espagne ou en Italie.
- Prix relevés à l’automne 2026 : environ 450 à 600 € en 125/150 cm, 1 000 à 1 500 € en 175/200 cm, davantage pour les troncs de grande circonférence.
- Froid : supporte en général des gelées ponctuelles de l’ordre de -10 °C en pleine terre et au sec ; certains vendeurs annoncent -15 °C, valeur à prendre avec prudence, surtout en pot.
- Entretien : taille de forme en juin puis fin août, arrosage modéré, aucun excès d’eau.
Olivier plateaux : une silhouette sculptée en étages de feuillage
Table of Contents
Le principe est simple à décrire et long à obtenir. Le pépiniériste sélectionne quelques charpentières sur un vieux tronc, supprime tout ce qui part vers le centre ou vers le bas, puis laisse se densifier à l’extrémité de chaque branche une masse de rameaux qu’il tond régulièrement. Avec les années, ces masses s’élargissent en coussins plats, séparés par du vide. C’est ce contraste entre le tronc noueux, les branches nues et les plateaux compacts qui donne à l’arbre son allure de bonsaï géant.
La technique s’inspire du niwaki japonais, l’art de tailler les arbres de jardin, appliqué à une essence méditerranéenne qui s’y prête particulièrement bien : l’olivier repart facilement sur le vieux bois, son feuillage persistant gris argenté reste décoratif toute l’année et sa croissance lente garde les formes nettes plusieurs mois. Dans les catalogues, on croise plusieurs appellations pour des arbres proches : olivier nuage, olivier plateau nuages, olivier plateaux hauts (étages concentrés dans la partie supérieure) ou olivier bonsaï pour les petits sujets en pot.
Prix d’un olivier taillé en plateau en 2026 : ce qui fait varier la facture
Les tarifs affichés par les pépinières en ligne et les jardineries spécialisées en novembre 2026 se situent dans des fourchettes assez stables. Le tableau ci-dessous reprend des ordres de grandeur observés, hors livraison, qui peut à elle seule représenter 80 à 250 € pour un arbre de plus de 1,50 m livré sur palette.
| Hauteur du sujet | Profil habituel | Prix observé (TTC, hors livraison) |
|---|---|---|
| 80 à 120 cm | Jeune tronc, 3 à 5 petits plateaux, pot de 25 à 40 L | 150 à 400 € |
| 125 à 150 cm | Tronc vieilli, 5 à 8 plateaux, pot de 50 à 90 L | 450 à 600 € |
| 175 à 200 cm | Tronc de 60 à 90 cm de circonférence, nuages bien formés | 900 à 1 500 € |
| Plus de 200 cm | Sujet ancien, tronc creusé ou torsadé, pièce unique | 1 500 € à plusieurs milliers d’euros |
Trois critères expliquent l’essentiel des écarts. La circonférence du tronc d’abord, car elle traduit l’âge de l’arbre : un tronc de 80 cm de tour correspond déjà à plusieurs décennies. Le nombre et la densité des plateaux ensuite, qui reflètent le temps de travail en pépinière. Le conditionnement enfin : un pot décoratif en terre cuite ou en céramique émaillée peut ajouter 100 à 300 € au prix d’un arbre vendu en conteneur plastique. Méfiez-vous des écarts de prix trop marqués pour une hauteur identique : ils cachent souvent un tronc jeune ou des plateaux encore clairsemés.
Choisir un olivier plateaux en pépinière : les points à contrôler
Avant de payer plusieurs centaines d’euros, un examen de quelques minutes évite la plupart des déceptions. Sur place ou sur photos détaillées demandées au vendeur, vérifiez :
- Le feuillage : dense, vert gris, sans zones brunies ni chute importante de feuilles. Une feuille jaunie de temps en temps est normale, un plateau qui se dégarnit ne l’est pas.
- Le revers des feuilles et les rameaux : absence de petites boules noires collantes (cochenilles), de taches circulaires sombres (œil de paon) ou de fumagine.
- Le tronc : écorce saine, sans plaie suintante ni décollement. Les creux naturels font le charme des vieux sujets, à condition que le bois soit sec et dur.
- La motte : ferme, sans odeur de vase. Un olivier récemment rempoté dans un pot trop grand pour masquer une motte réduite reprendra moins bien.
- L’équilibre des plateaux : répartis autour du tronc et pas tous du même côté, sauf si vous cherchez volontairement une silhouette asymétrique à placer contre un mur.
Demandez aussi l’origine de l’arbre et la date de son dernier rempotage. Un sujet importé récemment aura besoin d’une saison complète pour s’adapter au climat de votre région.
Planter un olivier en plateaux : pleine terre ou grand pot
La meilleure période de plantation s’étend d’avril à juin, une fois les gelées passées, pour laisser à l’arbre tout l’été pour enraciner avant son premier hiver. En climat doux (pourtour méditerranéen, façade atlantique sud), une plantation en septembre reste possible.
En pleine terre, la priorité absolue au drainage
L’olivier tolère un sol pauvre, calcaire et caillouteux, mais pas l’eau stagnante, qui fait pourrir les racines bien plus sûrement que le froid. Creusez un trou deux à trois fois plus large que la motte, décompactez le fond, mélangez la terre extraite avec un tiers de gravier ou de pouzzolane si le sol est lourd, et posez la motte de façon à ce que le collet reste légèrement au-dessus du niveau du sol. Un tuteur discret est utile la première année pour les sujets hauts exposés au vent.
En pot, un volume suffisant et un substrat minéral
Pour un olivier taillé en plateau de 1,50 m, comptez un contenant d’au moins 80 à 100 litres, percé, avec une couche de billes d’argile au fond. Le substrat idéal associe terreau pour plantes méditerranéennes, terre de jardin et un tiers de matériaux drainants. Surélevez le pot sur des cales pour que l’eau s’évacue librement. Un rempotage ou un surfaçage (remplacement des 5 premiers centimètres de terre) tous les deux à trois ans entretient la vigueur.
Tailler les plateaux de l’olivier : calendrier et gestes
Un olivier plateaux ne garde sa forme que si on la lui rappelle. Sans intervention, les nuages s’allongent en tiges désordonnées dès la deuxième saison et le dessin se perd. Le calendrier se résume à trois rendez-vous :
- Fin d’hiver (mars, après les fortes gelées) : nettoyage. Supprimez le bois mort, les gourmands qui partent du tronc et les rejets au pied, ainsi que les rameaux qui poussent sous les plateaux et brouillent le vide entre deux étages.
- Juin : première tonte de forme. Avec un sécateur bien affûté ou une cisaille à main, raccourcissez les pousses de l’année qui dépassent du contour de chaque plateau, en gardant un dessus légèrement bombé et un dessous plat.
- Fin août ou début septembre : seconde tonte, plus légère, pour que l’arbre passe l’hiver avec une forme nette. Évitez de tailler après la mi-septembre dans les régions froides : les jeunes repousses n’auraient pas le temps de s’aoûter avant les gelées.
Côté outillage, un sécateur à lame franche, une cisaille à haie manuelle pour les grands plateaux et une scie d’élagage pour les branches de plus de 2 cm suffisent. Désinfectez les lames à l’alcool entre deux arbres pour limiter la transmission des maladies. Sur les sujets de plus de 2 m, un escabeau trépied stable rend le travail plus précis et plus sûr qu’une échelle appuyée contre les branches.
Arrosage, engrais et protection hivernale de l’olivier plateaux
La première année, l’arrosage conditionne la reprise : un apport copieux (20 à 30 litres pour un arbre en pleine terre) une fois par semaine en période sèche, puis un espacement progressif. Une fois installé, l’olivier en pleine terre se contente généralement des pluies, sauf canicule prolongée. En pot, la règle est différente : arrosez quand les 3 à 5 premiers centimètres de substrat sont secs, ce qui peut signifier deux arrosages par semaine en juillet et presque aucun en hiver.
Un engrais organique ou à libération lente pour plantes méditerranéennes, appliqué au printemps, suffit. Trop d’azote fait pousser des rameaux longs et mous qui obligent à tailler davantage et affaiblissent la densité des plateaux.
Pour l’hiver, les seuils de résistance annoncés supposent un arbre adulte, bien enraciné et planté dans un sol sec. L’humidité combinée au gel est la situation la plus délicate. En pot, les racines sont beaucoup plus exposées qu’en pleine terre : rapprochez le contenant d’un mur abrité, entourez-le de toile de jute ou de papier bulle et, lors d’une vague de froid annoncée, couvrez les plateaux d’un voile d’hivernage que vous retirerez dès le redoux. Dans le nord et l’est de la France, un olivier en pot gagne à passer les semaines les plus froides dans une serre froide ou un local lumineux non chauffé.
Les erreurs qui déforment un olivier taillé en plateau
La plupart des oliviers sculptés qui déclinent après l’achat souffrent de quelques erreurs récurrentes, faciles à éviter :
- Arroser trop souvent : feuilles qui jaunissent puis tombent, plateaux qui se dégarnissent par l’intérieur. C’est le premier motif de dépérissement, bien avant le froid.
- Tailler trop court d’un coup : rabattre un plateau jusqu’au vieux bois le laisse nu pendant une saison entière. Mieux vaut plusieurs tontes légères.
- Négliger le dessous des plateaux : les rameaux qui pendent finissent par combler les espaces vides, et l’arbre perd ce qui fait sa valeur visuelle.
- Placer l’arbre à mi-ombre : la croissance devient irrégulière, le feuillage s’éclaircit côté ombre et les plateaux se déséquilibrent.
- Laisser le pot posé directement au sol : l’eau stagne dans la soucoupe en hiver et les racines souffrent.
- Ignorer les premiers signes de cochenille : quelques foyers se traitent facilement en frottant les rameaux et en pulvérisant de l’eau savonneuse ; une colonie installée salit tout le feuillage.
Mettre en scène un olivier plateaux sur une terrasse ou au jardin
Sa silhouette graphique en fait un arbre de premier plan. Au jardin, il fonctionne en sujet isolé sur un lit de gravier clair, au centre d’une cour pavée ou en pendant d’une entrée. Sur une terrasse, un seul arbre dans un grand pot sobre suffit souvent à structurer l’espace ; deux sujets identiques de part et d’autre d’une porte-fenêtre créent un effet plus classique. Un éclairage rasant posé au pied souligne le tronc et les étages de feuillage le soir.
Son ombre filtrée se prête bien aux repas dehors, et l’esprit méditerranéen de l’arbre invite à une cuisine du même registre. Un Pavé de truite rôti avec un filet d’huile d’olive et quelques herbes du jardin s’accorde parfaitement à ces dîners d’été. Pour l’accompagnement, notre fiche Recette pomme de terre grenaille rissolée détaille la cuisson qui rend les petites pommes de terre croustillantes sans les dessécher. Envie d’une tapenade ou d’un pesto préparés à table ? Un mortier et un bon couteau suffisent pour mixer sans mixeur, une méthode que nous détaillons pas à pas.
Quand l’automne arrive et que l’on rentre l’olivier en pot sous abri, la table change de saison. Les plats de terroir reprennent leurs droits, du plateau de fromages où un Reblochon fermier trouve naturellement sa place aux recettes mijotées de bistrot comme le Pied de veau, que l’on prépare de préférence la veille.
Un olivier plateaux peut-il rester dehors tout l’hiver dans le nord de la France ?
En pleine terre, dans un sol bien drainé et à l’abri des vents froids, c’est souvent possible pour un sujet adulte. En pot, le risque est plus élevé : il vaut mieux protéger le contenant et rentrer l’arbre sous abri lumineux non chauffé lors des épisodes de gel prolongé.
À quel rythme faut-il retailler les nuages d’un olivier taillé en plateau ?
Deux tontes de forme par an suffisent dans la plupart des cas : une en juin, une seconde plus légère fin août ou début septembre. Un nettoyage du bois mort et des gourmands en fin d’hiver complète l’entretien.
Peut-on former soi-même des plateaux sur un jeune olivier ?
Oui, à condition d’accepter un travail de plusieurs années. On choisit quelques branches bien placées, on supprime les autres et on tond régulièrement leurs extrémités pour les densifier. Il faut compter au moins cinq à huit ans pour obtenir des plateaux lisibles.
Un olivier sculpté en plateaux produit-il des olives ?
Il fleurit et peut donner quelques fruits, mais la tonte répétée supprime une grande partie du bois porteur de fleurs. La récolte reste donc anecdotique. Les olives crues sont très amères et doivent être désamérisées avant d’être consommées.
Quel volume de pot prévoir pour un olivier plateaux de 1,50 m ?
Un contenant d’au moins 80 à 100 litres, percé et drainé, convient à un sujet de cette taille. Un pot plus large que haut offre une meilleure stabilité face au vent et laisse aux racines la place de s’étendre.
